03.11.2009

Du nouveau dans l'édition

Pour remplir votre panier et faire votre marché littéraire, vous avez le choix entre :

- le site de l'éditrice : la Cheminante

- la voix de l'auteur

- 2 pages à déguster par vous même

- le soutien à une nouvelle maison d'édition créative et dynamique

 

Le Raccommodeur de Poussières

Editions LA Cheminante


15.10.2009

C'est kwasa... C'est kwasa... C'est quoi ça ?

kwassa.jpgLe moteur crachote sous la pleine lune. Blottis les uns contre les autres, nous contemplons le ciel. Les étoiles qui scintillent éclairent notre embarcation, comme autant de projecteurs braqués sur nos peaux presque nues…



Il est sorti des presses de l'imprimerie.
Présentation officielle le 29 octobre, à St-Denis, dans le cadre de Kolèr Zordi.

03.01.2009

Que 2009 soit...

Si je pouvais écrire mes vœux en musique, ce serait quelque chose qui ressemblerait à cela...

Meilleurs vœux à tous les voyageurs qui parcourent ce blog, qui le suivent pas à pas en dépit de mes silences momentanés, m'aident à solidifier l'échafaudage textuel et soutiennent discrètement mes avancées en écriture. Que 2009 soit une année riche en mots, en musiques, en découvertes, en justice, en équité, en réajustements (nous en avons tellement besoin) et en nouvelles cohérences. Maryvette

14.12.2008

Le raccommodeur de poussières...

A travers tous les médias, notre société occidentale expose la mort sous toutes ses coutures, comme un épouvantail, pour inciter la volée de moineaux que nous sommes devenus à picorer de plus en plus au jardin d’Eden de la Consommation. Dans son roman, Maryvette Balcou ose faire parler la mort pour rendre à la vie sa vibration originelle, avec son florilège de sensations, sentiments et significations les plus authentiques. D’une île à l’autre, l’énigmatique raccommodeur de poussières entreprend un voyage de reconquête d’un sens à donner à sa vie.
De sa Sicile natale où la mort lui parle de son passé, au présent de sa villégiature à Madagascar, Azzo remet sa vie en jeu en pénétrant au cœur d’événements naturels et sentiments humains les plus forts. Arrivée abrupte dans la capitale, traversée des paysages magnifiques, découverte de la pauvreté et de la détresse ambiantes, rencontre avec des hommes et des femmes simples, confrontation avec la maladie, adoption, cyclone, histoires d’amour sont autant d’étapes à franchir avant de revenir à l’essentiel : faire le deuil du passé pour pouvoir de nouveau tisser l’avenir.
Le style naturel et extrêmement riche de l’écriture, ainsi que le choix des mots les plus justes, décrivent les lieux, les atmosphères, les relations humaines que tous les amoureux de la Grande Ile reconnaîtront et que les néophytes désireront découvrir.
L’écho entre la Sicile et Madagascar se change en un dialogue de la mort avec la vie qui donne tout son sens à cette dernière, avec pour finir un retour aux traditions ancestrales des hommes qui permet un deuil salvateur, contre tous les écueils de la mélancolie. Dialogue entre deux îles, si proches et en même temps si éloignées, où il est aussi question de l’appartenance à une terre et à sa langue…
Un roman initiatique qui laisse une marque indélébile dans la mémoire du cœur et de l’âme.

Sylvie Darreau, Editions La Cheminante

 

 

29.01.2006

Où sont les parents ?

Où sont les parents ?

La capitale de mon pays est inondée de soleil, mais au sol, il fait nuit.
Les ombres des grands adolescents détruits hantent les rues
Et des milliers de minuscules pieds nus s’agitent pour leur échapper.
Papa que je n’ai pas, dis-moi…
Dans quels quartiers se cachent les hommes qui protègent leurs petits ?
Où sont les rayons de lumière que je croyais à jamais enfouis
Dans les cœurs des garçons devenus grands ?

La capitale de mon pays regorge d’enfants sorciers.
Leur chair parsemée de trous et de plaies laisse entrevoir
Les images de ceux qu’ils sont supposés avoir empoisonné.
Maman que je n’ai pas, dis-moi…
Dans quelles avenues rencontre-t-on les femmes qui n'accusent pas leurs chérubins ?
Où sont les mots de réconfort que je croyais à jamais écrits
Sur les lèvres des fillettes devenues grandes ?

La capitale de mon pays regorge aussi d’enfants soldats.
Leurs bras sont convertis en mitraillettes
Et leurs yeux en billes de plomb.
Grand frère que je n’ai pas, dis-moi…
Dans quelles rues se dissimulent les parents qui n’envoient pas leurs fils au front ?
Où sont les sourires de paix que je croyais à jamais inscrits
Sur les visages des enfants devenus grands ?

La capitale de mon pays regorge aussi de magasins riches.
Pourtant, chaque jour, des milliers de petits doigts fins
S’agitent pour un seul et même bout de pain.
Petite sœur que je n’ai pas, dis-moi…
Dans quels souterrains trouve-t-on les mamans qui allaitent leurs poupons ?
Où sont les bonbons de miel que je croyais à jamais cachés
Dans les poches des garnements devenus grands ?

La capitale de mon pays regorge aussi d’immeubles très hauts.
La pluie qui ruisselle sur les toits des cages de béton
Épargne des centaines de chiens, de chats, et parfois même de jolis rats.
Grand-mère que je n’ai pas, dis-moi…
Dans quels ascenseurs les parents câlinent-ils autant les nourrissons que les chatons ?
À quel étage se trouve la niche de coton
Où j’aimerais tant dormir une fois, avant de devenir trop grand ?

La capitale de mon pays fourmille aussi d’enfants vivants.
Des gamins charmants, qui veulent rire, chanter, jouer,
Et ne pas souffrir, ni mourir dans l’indifférence.
Grand-père que je n’ai pas, dis-moi…
Quels pavés faudra-t-il faire valser
Pour que le monde entier entende les cris de leur silence ?
Grand-père que je n’ai pas, dis-moi tout simplement…
Où sont mes parents ?
Que font donc les enfants, quand ils deviennent grands ?

Maryvette